Quatrième de couverture

samedi, 18 juin 2005

Un courant communisateur existe au travers d’expressions théoriques diversifiées et de certaines pratiques dans les luttes actuelles. Ce courant est le fait d’un certain nombre d’individus ou de groupes partageant aujourd’hui (chacun à leur façon), tant théoriquement que pratiquement :

  • la constatation que toute organisation de classe permanente, préalable aux luttes ou persistant au-delà, est aujourd’hui confrontée à son échec.
  • la conviction que la seule perspective révolutionnaire actuelle est celle de la destruction du capitalisme et indissociablement de toutes les classes,
  • la certitude que la lutte de classes entre le prolétariat et la classe capitaliste est partout dans le monde l’unique dynamique de cette destruction,
  • la critique de toute perspective révolutionnaire incluant une période de transition vers le communisme,
  • la conviction que la destruction du capitalisme n’ouvre pas la voie au communisme mais ne peut qu’être immédiatement la communisation de tous les rapports entre les individus.

La communisation n’est pas un programme qu’il faudrait appliquer, ni même quelque chose que l’on pourrait d’ores et déjà définir comme un but à atteindre, mais les voies qui y conduisent sont à explorer et cette exploration se doit d’être internationale. La diversité et les oppositions internes, pour ne pas dire les conflits, au sein de ce courant communisateur sont définitoires de son existence et elles doivent être reconnues.

Commentaires :

  • Quatrième de couverture, anonyme, 17 décembre 2005

    Un courant communisateur existe au travers d’expressions théoriques diversifiées et de certaines pratiques dans les luttes actuelles. Ce courant est le fait d’un certain nombre d’individus ou de groupes partageant aujourd’hui (chacun à leur façon), tant théoriquement que pratiquement

    Tant qu’à faire, "nous" aurait préféré qu’ils témoignent de ce qu’ils font, pour le partager, de ce qu’ils sont comme "groupes", et même comme "individus" revendiquant, au bout du compte, "l’immédiaté sociale" du communisme, mais s’exprimant aux confins de l’inexistence matérielle et concrète. On ne les soupçonnera en rien d’être "immédiatistes". Personne n’est capable de parler en son nom, et c’est rédhibitoire : le jour où vous le comprendrez dans vos tripes et vos cervelles, vous saisirez du même coup en quoi vous êtes ’accidentaux’, et en quoi votre théorie de la révolution est euro-universaliste. Alors seulement, on pourra causer, sur la base de nos rages communes. Pour l’heure, vous en êtes restés à la littérature de vos études de jeunesse dans l’école du capital, prisonniers uintellectuels du programmatisme que vous dénoncez dans son langage même.

    la constatation que toute organisation de classe permanente, préalable aux luttes ou persistant au-delà, est aujourd’hui confrontée à son échec.

    ça c’est le compromis hito-hysté-sans risques : on prend le soin de ne pas distinguer organisation comme structure (du parti aux conseils) et comme forme du contenu (autonomie etc.). Et si c’est flou, c’est que c’est politicien : propagandiste, in fine militant : de part et d’autre du compromis historique. Qui n’a pas une grand-mère pour lui avoir dit "parler, c’est le progrès" ?

    la conviction que la seule perspective révolutionnaire actuelle est celle de la destruction du capitalisme et indissociablement de toutes les classes,

    certes, mais ça mange pas de pain, et visiblement, porte à peu de conséquences pratiques pour Meeting

    la certitude que la lutte de classes entre le prolétariat et la classe capitaliste est partout dans le monde l’unique dynamique de cette destruction,

    ça c’est une thèse beaucoup plus restrictive que les autres, au sein desquelles elle se détache pour les structurer selon "Théorie communiste". C’est une thèse communisatrice qui n’est pas partagée par tous ceux qui sont censés nager dans le cours communisateur. Mais qu’à cela ne tienne, plutôt foncer, et s’enfoncer, ça finira à la messe.

    la critique de toute perspective révolutionnaire incluant une période de transition vers le communisme,

    séparée des autres points, celui-ci est le minimum d’existence révolutionnaire. Il ne prend sens qu’à travers les autres, cad dans la construction técéiste => meetiing est un TC élargi à qq bzz, ou rien.

    la conviction que la destruction du capitalisme n’ouvre pas la voie au communisme mais ne peut qu’être immédiatement la communisation de tous les rapports entre les individus.

    Cette phrase est bancale d’être lourde, et pour cause : il faut des thèses aux dogmatiques, non des problématiques ouvertes. Voilà en quoi vous êtes, relativement à la communisation, et dans l’écart, potentiellement ’as been’ : des tricheurs qui s’ignorent

    La communisation n’est pas un programme qu’il faudrait appliquer, ni même quelque chose que l’on pourrait d’ores et déjà définir comme un but à atteindre, mais les voies qui y conduisent sont à explorer et cette exploration se doit d’être internationale. La diversité et les oppositions internes, pour ne pas dire les conflits, au sein de ce courant communisateur sont définitoires de son existence et elles doivent être reconnues.

    Explorons... comme il suffit de renvoyer l’autre à son "inutilité", à sa "généralité", ou plus simplement de ne pas lui répondre, en attendant de ne plus le publier, la "diversité" ne vaut, depuis le temps, que pour ce qu’elle montre d’elle, de se moyens, et possibilités... et je serai censuré pour avoir été ’désagréable’, irrespectueux de ceci ou cela, la réalité est que je vous emmerde, et que je vous emmerde

    Je me casse, parce que ça a assez duré. Je ne supporte pas l’hypocrisie petite bourgeoise, et moins encore quand elle s’habille d’arguties prolétariennes. Vous ne valez, franchement pas grand chose de mieux que les caciques du pc, de la lcr, des négristes et alternatifs réunis sur la net-compagnie du "fermons-là". Aucun vrai dialogue n’est possible, ce qui justifie le monologue, qui est d’ailleurs en miroir de celui du maître des lieux, et non-lieux. Retour à l’envoyeur, et basta.

    anonyme

    • Quatrième de couverture, jef, 17 décembre 2005

      ah bravo quel courage
      "je me casse", après avoir lu la seule 4e de couverture
      "ça ne vaut pas mieux que tout le reste" mais on aimerait savoir ce qui vaut quelque chose
      je suis loin de prendre pour argent comptant tout ce qui se passe ici, en particulier, il faudrait qu’on m’élucide le distinguo certitude/conviction de ce fameux 4e de couverture, mais j’ai été conduit à infléchir mes propres positions en fréquentant ce site quotidiennement pendant des mois, et je ne vois pas ce qui mérite qu’on se mette à injurier après lecture d’une demie page A4
      encore un effort, camarade prolétaire authentique et non petit-bourgeois, lis la deuxième moitié de la page !


      • Quatrième de couverture, , 22 décembre 2005

        Je pense que cette personne pour écrire d’une manière aussi forte dans la profondeur critique a lu plus que le 4e de couverture.


        • Au-delà de la "Quatrième de couverture", Patlotch, 22 décembre 2005

          Je pense que cette personne pour écrire d’une manière aussi forte dans la profondeur critique a lu plus que la 4e de couverture

          Merci. Effectivement, et sans fausse modestie ni prétention déplacée, la question est plus compliquée que la réaction première de notre ami Jef le donne à supposer. J’aurais pas dû rester "anonyme", pour autant que...

          Et donc, comme la moutarde m’en montait au nez et comme je l’avais annoncé, je m’exprimerai ICI où je peux m’en expliquer et le dépasser sans contorsions, ce que je crois préférable pour tout le monde : ne suis-je pas un communisateur « responsable » comme m’y invita un autre anonyme, après des générations de groupistes en tous genres ? ça ressemble tellement à ce que j’ai vécu chez les programmateurs (on peut lire chez Georges Palante, dans Combat pour l’individu (1904), les chapitres "Le mensonge de groupe", "L’impunité de groupe", et autres "Esprit de..." dont ceux "de petite ville", "de ligue", "démocratique et grégaire"... et même "L’esprit mondain en démocratie" : après tout, il ne fut pas le dernier à introduire Nietzsche et Freud en France, et à alerter, comme Dostoïewski par ailleurs, sur la catastrophe socialiste, ce que firent plus "politiquement" et "prolétairement" les Gauches dans la tourmente d’après Octobre).

          Amicalement à tous, et bonnes fêtes (c’est pas le pire des consensus)

          Patlotch, 22 décembre 2005


        • Quatrième de couverture, , 22 décembre 2005

          Je pense que cette personne pour écrire d’une manière aussi proche de celle de Patlotch et à la fois aussi critique de celle-ci ne peut être que Patlotch lui-même.GL.