Compte rendu de la seconde assemblée rédactionnelle de Meeting - C.C.

dimanche, 12 juin 2005

L’assemblée rédactionnelle préalable à la publication du numéro 2 de la revue s’est tenue à Paris les 28, 29 et 30 mai 2005. Elle a rassemblée la majeure partie des auteurs des textes mis en ligne sur le site Internet et quelques « invités », y compris la majorité des membres du collectif SENONEVERO qui édite la revue. Au total la réunion a concerné une quinzaine de personnes. Quatre questions « techniques » ont été abordées - les guillemets étant là pour signaler que les réponses données à ces questions ne sont pas sans supposer des pratiques théoriques déterminées :

  1. le rôle du site, son utilité par rapport à la revue et son fonctionnement, surtout en ce qui concerne la question du forum de discussion et, par rapport à celui-ci, la tâche des modérateurs ;
  2. la question de l’Invite : doit-on la faire figurer dans le numéro 2, sous quelle forme et dans quel but ? ;
  3. le sommaire du prochain numéro : avec quels textes et dans quel ordre ? ;
  4. le tirage.

1) Le site représente l’existence permanente du collectif Meeting en dehors du moment de l’assemblée rédactionnelle et de sa concrétisation dans la revue qui fixe pour un temps, sur le papier, cette permanence. Cela dit, il n’en reste pas moins que notre but est de publier une « revue papier » et non d’animer un « webzine » ou un site Internet. Le forum de discussion peut donner à première vue, sur l’écran, une impression d’incohérence et de « cacophonie » (voir C.C., La communisation... point d’orgue, et Denis, Ceci n’est pas un éditorial). Cependant, à considérer globalement les différentes contributions au débat, il apparaît que tel n’est pas le cas sur le fond. En effet, celles-ci se retrouvent autour d’un certain nombre de questions et de problématiques récurrentes, telles que le « Que faire ? », la question de l’existence du prolétariat comme classe révolutionnaire, la définition du courant communisateur et la question du « programmatisme » actuellement. En conséquence Roland S. se charge de mettre au point un résumé thématique du forum de discussion autour de ces points qui sera publié dans la revue. Dans tous les cas, et bien que les avis soient partagés quant à l’importance à accorder au forum, il ne nous a pas paru possible de l’occulter purement et simplement dans la revue. S’agisssant de la tâche des modérateurs, il est apparu que d’un point de vue global les échanges d’insultes et autres noms d’oiseaux sur le forum ne sont pas aussi nombreux que cela peut sembler à première vue. Les modérateurs se chargent de rejeter toute contribution polémique dans la mesure où celle-ci n’est pas « problématisée ». Toutefois, en règle générale, il est demandé aux modérateurs de communiquer aux membres du collectif les contributions qu’ils ont rejetées. Il a été demandé également que les numéros de la revue soient téléchargeables sous format PDF sur le site (cela avait déjà été décidé lors de la réunion de mai 2004 pour le numéro 1), que la revue soit présente sur le site de SENONEVERO dans son catalogue, et mise en vente en ligne au même titre que les autres publications du cercle d’édition. A contrario, la proposition de faire état dans le numéro 2 de la publication de Rupture dans la théorie de la révolution - Textes 1965-1975, n’a pas été retenue au motif que cette annonce positionnerait Meeting de manière trop explicite par rapport à la « problématique ultra-gauche », ce qui reviendrait à l’enfermer dans un cadre trop strict et à éloigner certains lecteurs.

2) L’Invite, telle qu’elle a été publiée dans le premier numéro était, comme son nom l’indique, un appel à d’autres participants possibles au projet de revue. En ce sens, il y est fait beaucoup de place aux points traitant de notre fonctionnement interne (points 1, 2, 6 et 7). Cet appel ayant était lancé, il ne nous paraît pas utile de le renouveler. En conséquence il a été décidé de ne conserver que les points 3, 4 et 5 du texte initial, à quelques modifications près. La principale porte sur le point 4.1. qui a été relativisé en ce sens que l’échec de toute organisation de classe permanente, préalable aux luttes ou persistant après celles-ci, n’est plus désormais envisagé que dans l’immédiat (« aujourd’hui »), et laisse pour le reste la porte ouverte sur la « question de l’organisation ». Il a été décidé que cette nouvelle version resserrée sur le seul aspect « programmatique » du texte précédent est publiée en quatrième de couverture. Cette question des termes de l’Invite a donné lieu à un échange « nourri » qui nous a occupé une partie de l’après-midi du samedi et toute la soirée du même jour. Il est clair, par le débat auquel elle a donné lieu et le temps qui lui fut consacré, que cette question en suppose d’autres parmi les participants actuels à Meeting.

3) En ce qui concerne le sommaire du présent numéro, nous avons retenu l’essentiel des textes qui ont été déposés sur le site, pour autant que ceux-ci proposent une problématique particulière. Certains des textes non retenus sont repris dans l’analyse des contributions au forum de discussion (cf. supra point 1) et demeurent de toutes façons sur le site Internet au titre des matériaux proposés pour le numéro 2. Les textes de Calvaire - qui participent de la tendance générale pour laquelle la communisation serait d’autant plus probable que les classes auraient été préalablement effacées (pour reprendre la formule de Roland en ouverture de L’écart) - n’ont pas été retenus pour la revue papier. Dans la mesure où on peut penser qu’il s’agit là d’une thèse inhérente à la problématique même de la révolution comme communisation immédiate de la société capitaliste, là n’est pas la question. Ce qui nous a amené à ne pas retenir ces textes (sans pour autant les effacer du site, comme les autres), c’est tout simplement le souci que la revue ne soit pas instrumentée ou référencée au service d’un activisme polémique récurrent et quelque peu désordonné, à l’occasion de combats, et contre des adversaires, qui ne nous concernent pas au sens où, entre autre, comme l’écrit B. Lyon, nous ne sommes pas « anti ». Pour ce qui est de l’ordre de publication des textes, nous avons choisi de rapprocher les contributions qui participent de problématiques identiques ou proches, afin de proposer au lecteur un circuit de lecture cohérent.

4) Le premier numéro a été imprimé à 1000 exemplaires, dont 600 ont été distribués, par la poste (y compris auprès des abonnés de Théorie communiste), de la main à la main ou en librairie. Il a été décidé de renouveler ce tirage pour le numéro deux, à charge lors du numéro 3 de faire un bilan qui s’avère aujourd’hui prématuré.

Commentaires :

  • > Compte rendu de la seconde assemblée rédactionnelle de Meeting, Calvaire, 14 juin 2005

    ’’Ce qui nous a amené à ne pas retenir ces textes (sans pour autant les effacer du site, comme les autres), c’est tout simplement le souci que la revue ne soit pas instrumentée ou référencée au service d’un activisme polémique récurrent et quelque peu désordonné, à l’occasion de combats, et contre des adversaires, qui ne nous concernent pas au sens où, entre autre, comme l’écrit B. Lyon, nous ne sommes pas « anti ». ’’

    En quoi cet ’’activisme quelque peu désordonné’’ ’’anti’’ s’appliquent à mes activités politiques et en particulier aux textes publiés ?


    • > Compte rendu de la seconde assemblée rédactionnelle de Meeting, patlotch, 15 juin 2005

      Je te réponds à titre perso. En clair ça n’engage que moi et pas la ’rédaction’

      Et donc, comme répétant de que j’ai déjà eu l’occasion de dire avant l’assemblée et le choix de ne pas publier tes textes :

      1) le confusionnisme : on ne sait plus ce qui est ’acquis’ (sortie de l’identité prolétarienne et du programmatisme), et ce qui est conséquemment en jeu (’communisation’ comme concept de l’immédiateté de la révolution du communisme) : sur ce point je t’inviterais à être plus conséquent avec toi-même, dans la logique de tes interventions

      2) la tentation de te réclamer des thèses de la communisation (au sens précédent) et, explicitement, de Meeting, pour développer des propositions de type alternativistes (immédiatisme d’une construction révolutionnaire, communisante) : ce débat existe, mais ce n’est pas celui de Meeting

      Encore une fois, ça n’engage que moi, mais tes textes ne me semblait pas de nature à éclairer ni le commun dénominateur de Meeting, ni ses problématiques ouvertes., mais plutôt à noyer le poisson (pour ça, nous préférons le vin d’ici à l’au-delà comme disait Francis Blanche ). Je t’ai senti un tantinet hors champ, ce qui ne signifie pas sans pertinence aucune dans tes questionnements...

      Patlotch, 15 juin


      • > Meeting, une abstraction communisatrice ?, Calvaire, 15 juin 2005

        Je vous considère attentiste et vous me considérez immédiatiste. Vous avez la conviction que la seule perspective révolutionnaire actuelle est celle de la destruction du capitalisme et indissociablement de toutes les classes et je pense que la dynamique se joue plutôt au niveau des formes de vie entre le courant communisateur (qui inclut plusieurs types de luttes et d’affirmations) et les formes de domination (voir De la Grève générale à la communisation généralisée). Vous vous attaquez à la théorie critique du capitalisme et moi plutôt à une théorie critique et révolutionnaire des formes de domination (ce qui comprend le capitalisme mais pas seulement). Vous pensez que le prolétariat est le sujet de la contradiction moi que cette classe s’est décomposée et qu’il n’y a pas de sujet révolutionnaire comme pouvaient le penser les programmatistes. Ce qui nous unie est le concept de communisation comme destruction de la Société et de ses médiations et la nécessaire réalisation de l’immédiateté sociale des individus... Comme le dit le même C. C. :
        ``La prochaine révolution sera communisation de la société, c’est-à-dire sa destruction, sans "période de transition" ni "dictature du prolétariat", destruction des classes et du salariat, de toute forme d’État ou de totalité subsumant les individus...`` Communisation - Christian Charrier

        Comme votre optique est de resserrer la revue à une tendance bien identifiée à la partie conservée de L’Invite, il est logique mais dogmatique que vous ayiez pris cette décision. Vous faites de L’Invite l’équivalent d’une bible sur laquelle vous ne faites qu’ajouter des notes en bas de page.

        Je vous laisse pour l’instant avec ce texte :
        Meeting ou l’abstraction communisatrice

        Au nom sacré d’un prolétariat unifié qui s’abolira, ils incantent la venue de la communisation (comme d’autres le messie ou Godot). Refusant la pertinence pour la communisation de la vie, des luttes et de l’organisation concrètes aujourd’hui, ils théorisent le nouveau grand soir. Ils se non-vivent dans un no man’s land tout entièrement théoriciste (théorie sur la théorie sur la théorie...). Ils refusent l’échange avec celles et ceux qui ne peuvent pas se contenter de proclamations théoricistes et qui s’organisent. Meeting se vit comme une chapelle pour les incantations técéistes et matériellistes, une abstraction communisatrice !

        M’ayant senti interpellé par leur invitation à ce Meeting, j’y participais à ma façon. Mais comme je suis de celles et ceux qui s’organisent et qui ne se contentent pas de théoriser un grand soir hypothétique, j’en suis exclu. Cela est sans doute la résultante d’une prise de parti venant de moi et d’autres pour un véritable mouvement de communisation qui certes n’est pas la révolution dès maintenant mais construit les bases de la révolution comme on construit des bases militaires pour faire la guerre.


        • > Meeting, une abstraction communisatrice ?, Patlotch, 16 juin 2005

          Je vais te répondre, mais à titre perso, et non du "vous" à qui tu t’adresses, ce qui est en soi une petite manipulation sur la base de tes confusions, qu’elles soient volontaires ou non. Pourquoi ? Pas pour le plaisir de la polémique, puisque non seulement tu ne tiens aucun compte de ce qui est dit, mais tu le déformes, comme tu déformes la base commune de Meeting, t’autorisant de ce procédé pour une pseudo-démonstration : "vous" êtes sectaires, dogmatiques, técéistes (de T.C., Théorie communiste", pour les profanes)...

          D’abord tu peux constater que tes textes sont toujours sur le site, que tes interventions ne sont pas modérées, et surtout, que tu n’es pas le seul à avoir proposé des textes qui n’ont pas été retenus pour la revue papier. Par ailleurs, il y aura un condensé des interventions des forums, et j’imagine que tes positions seront évoquées. Ce qui signifie clairement que le débat reste ouvert, et toutes proportions gardées, public. Tu devrais admettre qu’une Revue définissant son champ de problématiques est légitime pour choisir les textes qu’elle publie, ou refuse de publier si elle considère qu’ils sortent de ce champ.

          Considérer que "resserrer la revue à une tendance bien identifiée à la partie conservée de L’Invite" pose peut-être un problème relativement à la question du courant communisateur, mais sur une base qui n’est pas celle que tu prétends, et ne peut s’interpréter comme un abandon des objectifs inscrits dans l’Invite dans son entier, notamment le point 7 :

          Nous n’avons pas vocation à « écrire » cette revue tous seuls. Pour cela, nous voulons faire « travailler » ces textes à leur propre dépassement, à leur approfondissement, à travers la confrontation et la reconnaissance mutuelle ; ainsi qu’à partir des productions théoriques nouvelles ad hoc, suscitées par leur rencontre dans la revue

          De ceci atteste le sommaire du numéro 2.

          Je te passe tes remarques sur la Bible, les incantations, le messie et Godot, et je t’accorde qu’elles ne sont pas soupçonnables de « théoricisme ».

          Le plus gênant, et c’est la raison pour laquelle je prends la patience de te répondre malgré ton imbroglio critique, c’est que celui-ci porte non sur ce qui est dit et publié, mais sur l’idée que tu veux bien t’en faire, pour déboucher sur un procès d’intention, ceci sans contribuer aux questions ouvertes, en les embrouillant. Il te suffirait de te reporter par exemple, aux articles du numéro 2 qui abordent la question du "courant communisateur", ceux de Denis, de Bernard L., de C.C., la Lettre à Meeting ... pour constater qu’ils ne présentent pas le même point de vue sur la chose, et que tous ne partagent pas la position de T.C., preuve qu’il y a un débat ouvert par Meeting, ni monolythisme, ni dogmatisme. Seulement voilà, c’est un scandale : Calvaire ne peut pas écrire dans une Revue qui parle d’autre chose que de ses positions ! Calvaire dénonce ce fait, parce qu’il est plus intéressé à le dénoncer qu’à prendre acte honnêtement de cet état de fait.

          Au fil de ton intervention, quelques remarques :

          Je vous considère attentiste

          Cela dénoterait au moins une cohérence, si Meeting était une organisation, un groupe militant, une instance de propagande, ou un groupe de théoriciens expliquant ce qu’il convient de faire...

          Vous avez la conviction que la seule perspective révolutionnaire actuelle est celle de la destruction du capitalisme et indissociablement de toutes les classes

          C’est une bien mauvaise reformulation, puisqu’il n’est pas question de "perspective" et encore moins de son actualité.

          et je pense que la dynamique se joue plutôt au niveau des formes de vie entre le courant communisateur (qui inclut plusieurs types de luttes et d’affirmations) et les formes de domination (voir De la Grève générale à la communisation généralisée)/// moi plutôt à une théorie critique et révolutionnaire des formes de domination (ce qui comprend le capitalisme mais pas seulement).

          C’est une assez bonne définition d’une forme politique partie prenante du démocratisme radical, comme critique des "dominations" plus qu’une prise en compte de la praxis, comme procès de l’exploitation, donc de la lutte entre deux classes, dont les limites ne dépendent pas de ce qu’on peut bien raconter de pertinent ou pas à leur sujet.

          Vous pensez que le prolétariat est le sujet de la contradiction moi que cette classe s’est décomposée et qu’il n’y a pas de sujet révolutionnaire comme pouvaient le penser les programmatistes.

          Même remarque et contresens évident (déjà souligné les précédentes semaines) : le prolétariat n’existe comme sujet révolutionnaire que dans la communisation, et ce n’est pas une tautologie.

          Ce qui nous unie est le concept de communisation comme destruction de la Société et de ses médiations et la nécessaire réalisation de l’immédiateté sociale des individus... Comme le dit le même C. C. : ``La prochaine révolution sera communisation de la société, c’est-à-dire sa destruction, sans "période de transition" ni "dictature du prolétariat", destruction des classes et du salariat, de toute forme d’État ou de totalité subsumant les individus...``

          Tu ne cesses de te contredire, et tu vois ce qui "nous unit" là où ça nous sépare, la définition même de la contradiction du capital et de la lutte de classes comme procès, maintenant l’ambiguité sur immédiateté et immédiatisme. A la limite, la seule chose que tu admets, si je comprends bien, c’est l’impossibilité d’une transition, et encore...

          Je vous laisse pour l’instant avec ce texte : Meeting ou l’abstraction communisatrice

          Pour le coup, "abstraction communisatrice" n’est pas choquant, si l’on entend abstraction théorique pour élaboration, mise en forme de la théorie ("la théorie au sens restreinte"), mais abstraction qui cherche à rendre compte d’une pratique, la lutte de classes, qui ne dépend pas d’elle (pas encore, sans quoi ce ne serait pas une abstraction, et la communisation aurait effectivement commencé, ce qui prouve ton immédiatisme : retour à la case départ, que tu dénies).

          Refusant la pertinence pour la communisation de la vie, des luttes et de l’organisation concrètes aujourd’hui, ils théorisent le nouveau grand soir.

          C’est bien parce que la vie est toujours pertinente, parce que réelle, qu’elle ne peut être refusée comme permettant la théorie de la communisation :))

          Ils refusent l’échange avec celles et ceux qui ne peuvent pas se contenter de proclamations théoricistes et qui s’organisent.

          Un échange quel qu’il soit n’a d’intérêt que dans la mesure où les parties prennent acte de leurs positions. Il ne faut pas tout mélanger. Ceux qui participent à Meeting ne sont pas moins "embarqués" que les autres, ici ou là, dans des luttes ou des confrontations dont ils ne choisissent pas les tenants et moins encore les aboutissants, c’est l’affaire de chacun, mais pas en tant que "groupe communisateur", dans la mesure où la question n’est pas posée. Soyons conséquents.

          M’ayant senti interpellé par leur invitation à ce Meeting, j’y participais à ma façon. Mais comme je suis de celles et ceux qui s’organisent et qui ne se contentent pas de théoriser un grand soir hypothétique, j’en suis exclu. Cela est sans doute la résultante d’une prise de parti venant de moi et d’autres pour un véritable mouvement de communisation qui certes n’est pas la révolution dès maintenant mais construit les bases de la révolution comme on construit des bases militaires pour faire la guerre.

          Après avoir regretté que Meeting ne soit pas le parti communisateur de tes rêves, tu te plains d’en être exclu... Tu cherches à prouver quoi ? J’ai de moins en moins de doute sur ce que tu aurais pu instrumentaliser, si tes textes avaient été retenus : « Moi, Calvaire, membre (sic) de Meeting bla bla bla bla... ». Je finirai par me réjouir que "nous" ayons déjoué un "complot entriste" :))), de façon d’ailleurs très démocratique ;-), puisque tu peux encore t’exprimer.

          M’ayant senti interpellé par leur invitation à ce Meeting, j’y participais à ma façon.

          Je veux bien croire à ta sincérité, ce qui expliquerait ton amertume et tes débordements, mais dans ce que cas, je considère que l’Invite, tu l’auras mal interprétée.

          Patlotch, 16 juin


          • > Meeting, une abstraction communisatrice ?, Hélène, 18 juin 2005

            Bonjour Patlotch,

            Bonjour Calvaire,

            J’ai lu sur le site vos interventions récentes concernant le compte-rendu de l’assemblée rédactionnelle de fin mai 2005 à Paris.
            Je comprends la réaction de Calvaire lorsqu’il s’étonne et conteste la décision de l’assemblée rédactionnelle de ne pas publier ses textes dans Meeting 2:la ligne éditoriale de Senonevero est claire mais dans la revue Meeting 1,le texte "Un meeting permanent" peut tout à fait interpeller Calvaire losqu’il lit "La résistance à la pression capitaliste c’est la pratique théorique.......thèmes de réunions".

            Peut-être aura-t-il fallu un premier numéro pour resserrer le "sujet politique" qu’est le courant communisateur comme dirait B.Lyon.A ce propos,et çà c’est pour Patlotch,je n’ai pas su différencier précisèment ce qui singularise les textes de Denis,C.C,B.Lyon sur le courant communisateur.Peux-tu m’aider ?(Tu as déjà fait preuve de patience et de pédagogie non seulement avec Calvaire mais aussi suite à un échange Jef/Sancho prends çà/Hélène à propos du communisme libertaire).Cela ne doit pas encore être très clair pour moi......il y a des lacunes sur mon échelle d’analyse.

            Autre point :

            Puisque ce forum est la permanence du collectif Meeting autant faire avec et continuer les discussions ;discussions toujours un peu avortées pour moi au vu de l’outil que j’emploie ici et maintenant.

            De chair,de sang et de cœur........comme toujours quoi !

            Hélène


            • > Meeting, une abstraction communisatrice ?, Patlotch, 19 juin 2005

              çà c’est pour Patlotch, je n’ai pas su différencier précisèment ce qui singularise les textes de Denis,C.C,B.Lyon sur le courant communisateur. Peux-tu m’aider ? (Tu as déjà fait preuve de patience et de pédagogie...

              Si les auteurs n’éprouvent pas le besoin de faire leur service après-vente, je ne suis perso le facteur de personne, et, respectant ce haut-lieu de la communisation courante au rythme naturel de la lutte de classes, je ne souhaite pas en rajouter à la cacophonie... Quant à Calvaire, cacophonique à lui tout seul, c’est surtout sur un aspect formel que j’ai jugé nuisibles ses interventions : ce qui est complexe n’a pas besoin d’être compliqué. Sinon, il faudrait porter la croix de tous les auto-sacrifiés dans les prières de la mondialité capitaliste. Au besoin, je ferai un copié-collé de ses meilleures sorties montrant qu’il est tout simplement hors-sujet et auto-contradictoire, malgré les apparences, mais je suis fatigué.

              Je suis incapable de lire clairement, à travers les textes publiés dans Meeting, des lignes de questionnements qui partageraient les uns ou les autres. Je vois des textes séparés et très peu de transversalité. Où elle s’exprime, dans le texte de l’Invite, ou ce qu’il en reste (peu importe), je considère qu’il s’agit davantage d’un mauvais compromis (dont tous ont lieu d’être mécontents), une focalisation sur le commun là où l’intérêt serait d’ouvrir des problématiques, ce dont personne ne prend le risque.

              En définitive, au stade de compréhension qui est le mien, je trouve un puissant intérêt à la théorisation de l’écart, en ce qu’elle donne (dans l’appel du vide) de la substance à un "que faire ?" susceptible de donner vie (existence) au "courant communisateur"... Je dirais que par rapport à ça, et sans en dénier l’intérêt critique, le reste est littérature, tant qu’il n’y a aucune pratique sociale identifiée et reconnue. Pour être provocateur, je suis plus impatient du n°20 de Théorie communiste que du n°3 de Meeting, ce qui ne signifie nullement que je me range comme "técéiste". Dans la mesure où l’on admet l’intérêt de la théorie séparée, mieux vaut qu’elle ait une valeur théorique... sinon, ça ne vaut guère mieux, malgré le soin des dissertations, que les discussions à la cafet’ du boulot.

              Je chercherais maintenant à (me) poser les questions hors de ce qu’est de fait Meeting (ce qui rejoint les questions de Denis : ceci pourrait être un éditorial, mais ce n’est pas en méprisant les forums de toute sa hauteur de "théoricien sérieux", qu’on règle des questions qui font le silence d’une revue), tout en reconnaissant les vertus de son existence. Je vois trois champs de problématiques, en tant que Revue et que collectif, et leurs articulations (tout en considérant que l’idéologie française de la revue me fait chier, pour ce qu’elle surdétermine)

              - la formulation théoricienne (article type "l’écart", "l’argent...") : difficultés et pertinence d’une confrontation sur internet ??

              - le "courant communisateur", dont Meeting n’est qu’une expression (Denis, "l’éditorial", FD "un meeting permanent...", CC "...point d’orgue", Bernard Lyon "...sujet politique"

              - le rapport du courant communisateur à la vie, aux luttes...

              Il y aurait une difficulté pour intervenir dans ces trois champs en les articulant sans les brouiller, pour des raisons diverses à plusieurs niveaux :

              - on ne peut pas aller plus vite que la musique : la lutte des classes

              - on est dans une relation privilégiée à la seule théorie se présentant comme un tout, celle de R.S., la seule qui visiblement possède une dynamique, finalement pas critiquée frontalement dans ses concepts fondamentaux ni dans son élaboration concrète avec telle ou telle lutte, mais de biais, ailleurs (Nesic, Charrier...)

              - on est dans une posture qui rend difficile la réalisation d’un objectif affirmé, la confrontation... mais ça, ce pourrait bien être le refoulé d’une posture qui ne peut assumer la sortie de la clandestinité qu’en justifiant ses fuites par de la rhétorique... sinon, on peut effectivement pratiquer la théorie révolutionnaire pour tromper l’attente et l’ennui, comme d’autres jouent au poker menteur, au streep 4-21... (c’est la différence entre la poésie et les mots croisés)

              L’épisode Calvaire, au-delà de la singularité du personnage, traduit ces difficultés : tendance à l’autoréférence, surtout pour les anciens, est censé être acquis par tous ce qui l’est pour eux, on n’y revient pas, on n’explique pas, on tend à rejetter ce qui l’ignore, "on ne dénonce pas..." cad qu’on s’interdit d’intervenir dans le troisième champ - le rapport du courant communisateur à la vie, aux luttes... bref on n’a pas d’activité politique, puisque de toutes façons c’est inutile et que cela dénoterait une posture fausse... les boucles se bouclent de façon si arrangeante...

              LE PLUS TERRIFIANT EST QU’IL N’Y AIT PAS DE FAILLE !

              Mais puisque" le silence à gérer, on s’en fout"... ça ressemble tellement à ce qu’on voit PARTOUT... après tout, nous ne sommes que les produits de notre temps...

              Autre point :

              Puisque ce forum est la permanence du collectif Meeting autant faire avec et continuer les discussions

              Ce que j’aime, chez la femme, c’est qu’elle rêve, et qu’elle le signe de chair, de coeur, de sang...

              Patlotch, 18 juin


            • > Meeting, une abstraction communisatrice ?, Bernard LYON, 19 juin 2005

              Kalimèra Héléne ti kanis ?

              Pourquoi Calvaire a-t-il été écarté de la revue-papier ?

              Parce qu’il refuse de comprendre ce qu’on dit et qu’il déforme systèmatiquement ce qu’on lui répond. Il en reste toujours à une comprehension de ce que nous disons comme étant une affirmation du prolétariat, RS a écrit plusieurs livres pour expliqer que le la révolution ne sera plus affirmation du travail (il n’a qu’à les lire à moins que soit trop demander) il le fait exprès ou c’est un effet de l’idéologie québéquoise ?

              Il y a des limites qui ont été dépasées depuis longtemps,

              je dis qu’il y a une bagarre a mener avec les gens qui ne saissent plus la contradiction des classes comme productive du comunisme, mais avec Calvaire nous avons assez gravi notre Golgotha ! Ce qu’il dit n’a tout simplement aucun intèrêt, ce qui est très dur à constater car j’espérais n’avoir comme interlocuteurs que des gens constructifs, en effet on peut remettre en cause la révolutiion comme action des prolétaires, mais alors il faut le fonder comme le fait "Temps critique" qui pose à la suite de Camatte que la valeur n’aurait plus pour contenu le travail ( Cf. "la valeur sans le travail"), c’est totalement faux, c’est la théorisation de l’apparence du capital restructuré, mais au moins c’est cohérent. Calvaire est incohérent et on a pas à se fatiguer le neurones pour lui

              Je ne suis pas trop théoriquement correct, mais trop bon trop con !

              As-tu fait le deuil dont je te parlais ? On est en plein dans le sujet !

              Ya sou Bernard L...


              • > Meeting, une abstraction communisatrice ?, Patlotch, 19 juin 2005

                Je partage de fait le tranchant de Bernard Lyon... simplement je m’inquiétais que cela soit bien saisi, car il ne s’agit pas de censurer ce qui serait gênant... Meeting ne fait pas dans l’idéologie, Calvaire, oui, et dans l’idéalisme militant... Calvaire ne gêne pas au sens où il produirait des arguments conséquents, positivement ou négativement contre le dénominateur commun (en mouvement) de Meeting : Calvaire fout le bordel, parce qu’il mélange tout, se situe à un niveau d’échange théorique qu’il n’a pas (que je ne prétends pas avoir, mais bon... je me soigne)

                Et merde, j’ai pas d’article dans la revue, j’en aurai peut-être jamais, et je m’en contrefous, mais à ce niveau de narcissisme, on est mal barré pour l’immédiateté des rapport inter-individuels. Le style c’est l’homme : le vrai Calvaire est un moment de notre fausse croix !

                Patlotch


                • > Meeting, une abstraction communisatrice ?, Calvaire, 22 juin 2005

                  La campagne de salissage était déjà bien partie avec les récriminations contre moi dans le présent article de C.C. qui accusent sans développer d’arguments et surtout donner des faits qui les soutiennent. Voilà que tout dégénère encore plus à partir d’une bravade que j’ai osé faire en publiant ce court texte sur Meeting comme abstraction soumise aux incantations técéistes (de TC) et matériellistes (de La Matérielle).

                  ’’Un’’ prolétariat qui s’unifie (mais qui ne s’affirme pas en tant que tel, ?) pour s’abolir en communisant ? Où ? Comment ? Et concrètement svp, au-delà de l’écran de fumée de la théorie théorisante ? Là est un des présupposés majeurs de R.S. et d’une bonne partie des participantEs à Meeting. J’ai souvent posé la question et jamais eu de réponse. J’en viens vraiment à penser que c’est de l’ordre de la pensée magique, de l’incantation. Et de plus il ne faudrait pas mélanger incompréhension des thèses de L’Invite, de TC et la non adhésion. On essaie de me faire passer pour ignorant en disant que j,ignore les discours théoriques de la communisation pour me disqualifier en tant que participant au dialogue, c’est d’un élitisme puant (qui sent l’intelligence bourgeoise). Je n’adhère pas à toutes les thèses de l’Invite et pas non plus à toutes les thèses du discours théorique de TC, mais plutôt tente de les comprendre le mieux possible et de les questionner. Votre dogmatisme à défendre au-delà de l’argumentation ne manquera pas d’ailleurs de vous isoler fortement, ce sera un signe de plus de votre refus de la vie concrète et des luttes d’aujourd’hui, de votre inadéquation avec le réel vivant et de votre abstraction.

                  Quant à ce que je pense, je l’ai écrit dans les détails. Et s’il y a contradictions majeures, je veux bien en discuter mais les discussions que nous aurons seront sur des questions de fond et non sur des insultes qui pleuvent de part et d’autres. Ainsi donc des injures de militant idéaliste à narcissique... ne m’impressionnent guère jetées pêle-mêle ils ne font que cacher le vide du discours sans ancrage vivant, sans ce vivre-et-lutter.


                  • > Meeting, une abstraction communisatrice ?, , 23 juin 2005

                    Je ne peux me retenir de dire que notre camarade Calvaire s’indigne du méthode qu’il a lui-même trop souvent utilisé : campagne de salissage. Sans parler des nombreuses accusations publiques lancées contre des camarades du milieu anarchiste québécois, n’a-t-il pas lui-même insulté les camarades de cette liste en les traitant de blanc, occidentalo-machiste et je ne sais quoi d’autre. Je ne cherche pas à polémiquer pour polémiquer mais je trouve malhonnête la façon dont Calvair accuse les camarades de Meeting qui tant bien que mal essaient d’expliquer les désaccords profonds qui les divisent à l’intérieur de ce qui les unit : la révolution communiste. D’autant plus que notre camarade qui a plus d’une fois claqué la porte sur des listes où il semble que chaque fois le débat n’était pas possible, me pousse malheureusement à me questionner sur l’attitude quelque peu dogmatique du dit camarade.

                    Ceci dit, je continus à croire que Meeting, malgré les questionnement pertinent que Calvaire soulève sur le lien qui mérite d’être développé entre la révolution et l’activité du prolétariat dans sa lutte contre son exploitation, donc je continu à croire que Meeting est un projet dont le centre de réflexion est la lutte de classe, sa dynamique historique en tant que cycle de lutte, en relation avec la théorie révolutionnaire qui cherche un point d’appui, un écart comme dirait l’autre, pour défénir une perspective qui dépasse le démocratisme radical comme seule horizon effective. Par exemple, la réflexion que je trouve pertinente entre la vie au jour le jour et la volonté d’en finir avec ce monde archéologique ; réflexion qui ne peut se contenter d’un espoir du grand soir orageux ; sans toutefois tomber dans l’exigence moraliste de vivre immédiatement des pratiques révolutionnaires qui n’auront de réaliste que leur misérable prétention de former un base d’expérimentation de la survie augmentée. Pour reprendre l’exemple de Calvaire, si l’expérimentation Tiquunienne est l’art de créer des lignes de front semblable à des bases militaires, il ne faudrait pas oublier que ces fameuses base sont toujours sur des terrains étrangers et qu’elles s’apparante beaucoup plus à des camp d’entrainement qui n’ont rien à voir avec la guerre en elle-même. À suivre...

                    Voici ce que j’ai à dire pour l’instant...

                    Amer Simpson


                    • > Meeting, une abstraction communisatrice ?, , 23 juin 2005

                      Je ne m’étais pas beaucoup intéréréssé à Calvaire ce que j’en ai dit était encore théorique mais maintenant j’apprends qu’il a traité des gens d’occidentalo-machiste cela est intolérable. je demande qu’on cesse immédaitement de publier quoique ce soit de cet individu et qu’on annule son mot de passe pour l’espace privé si Calvaire n’est pas expulsé maintenant je cesse de m’y connecter, on ne peux pas continuer à être aussi con à se faire insulter et à dire merci.
                      BL


                      • > Meeting, une abstraction communisatrice ?, Calvaire, 30 juin 2005

                        Franchement, je soulevais le fait que les participants de Meeting sont des hommes blancs occidentaux en quasi totalitÉ... et que cela permet sans doute de comprendre leur manque d’analyse et de perspectives sur les formes de dominations comme le patriarcat, le racisme, l’impÉrialisme... et leur insistance sur le seul capitalisme. Pas de quoi s’Énerver... À moins de vouloir s’en servir pour alimenter la campagne contre Calvaire amorcÉe depuis un certain temps. Quant aux propos d’Amer quant aux campagnes de salissage que je conduirais au QuÉbec, elles n’ont ÉtÉ la plupart du temps que des critiques des actes et comportements violents, machistes (allant jusqu’au harcelement sexuel et ...), marchands en particulier de gens connus d’Amer ou contre des organisations et personnes autoritaires et je suis le premier qui promeut ce genre de critiques qui devraient nous faire avancer, mais bon...


                        • > Meeting, une abstraction communisatrice ?, , 30 juin 2005

                          Calvaire tu me fais pitié, occidentalo-machiste ne serait pas une insulte féministe-démocrate radicale très tendance, ce ne serait qu’un fait objectitf, raconte ça à d’autres.... Oui il n’y a que le capitalisme, fait ailleurs le coup du patriarcat et de des diverses oppréssions de race et de sexe (et oui ! pas de "genre" ). Oui je critique tout, mais à partir de n’importe quoi comme tu le fait dans ton éclectisme qui prétend prendre tout en compte et qui ne comprend finalement rien. Il est dommage qu’on doive te couper le sifflet car tu as suscité des réponses intéréssantes, mais en enfin on ne va tout de même pas te faire jouer le rôle du naïf de service pour amuser la galerie et donner du grain à moudre à ceux qui n’osent pas s’attaquer à plus gros poissons. Le camarade BL (Pour toi:bolchevique-léniniste).


                          • > Meeting, une abstraction communisatrice ?, Calvaire, 4 juillet 2005

                            J’ai dit un jour que le discours Meeting était propre au milieu masculin blanc hétérosexuel négligeant totalement les luttes contre le patriarcat, le racisme, le colonialisme, l’hétérosexisme etc. au profit de la sacro-sainte contradiction entre le prolétariat et le Capital. Je ne serais pas étonné à votre place qu’il n’y ait pas de femmes entre autres qui participent plus à la revue. Vous pourriez si vous en avez la volonté questionner le fond de votre discours théorique qui ne reconnaît pas vraiment comme une lutte importante la lutte contre le patriarcat indépendamment de la relation que le patriarcat entretient avec le capitalisme. Le patriarcat existait bien avant le capitalisme et existera bien après si les prochaines révolutions se font sur les bases qui sont les vôtres.

                            Je réitère cette affirmation qui ne semble pas être acte de salissage ou de méchanceté gratuite mais de l’ordre d’un constat.

                            Quant aux accusations de salissage d’Amer, il est bien ’’amer’’ que lui et ces camarades se fassent critiquer vertement pour leurs comportements récurrents patriarcaux, machistes, violents... Critiques que je ne suis pas le seul à faire.


                            • > Meeting, une abstraction communisatrice ?, , 5 juillet 2005

                              Pourquoi laisserait-on Calvaire nous abreuver d’un discours gauchiste vaguement DR qui nous fatigue, est-ce que ça amuse quelqu’un d’observer à la loupe ses misérables contorsions ; On connaît ses pleunicheries par coeur. A la lecture de ce qu’il dit sur les camarades Quèbèquois nous savons, sans forcèment les connaître, que ce sont des gens biens, c’est le seul intérêt de ce qu’il écrit, pour cela on peut lui être reconnaissant, mais enfin trop c’est trop, pourquoi imposer la lecture de ses âneries à des gens qui découvrent le site inutile de leur imposer ce pensum, nous on le connaît et on peut le zaper, donc pour les néophytes on devrait le zaper en amont, j’en appelle au sursaut salvateur des masses, cessons de contempler ce vide sidéral ça donne le vertige et on assez de raisons pour ne pas avoir le moral sans en rajouter.
                              BL (Basta ! Liberté !)


                              • > Meeting, une abstraction communisatrice ?, Denis PSL, 29 septembre 2005

                                Salut
                                Franchement, c’est léger, il est jeune ce gars calvaire, ces propos ressemblaient mucho à un genre de dialecte gauchiste, dès le début avec les luttes anti-colonialiste et tutti quanti, c’est dommage. J’espère qu"il ya un meilleur filon québecois et autre
                                Moi ce qui m’interresse c’est qu’on m’explique le concept" d’écart", j’arrive pas à mettre le mains,les yeux là-dessus. Je m’interresse à T.C depuis environ une vingtaine d’années, des fois avec des trous sur plusieurs mois voire années, j’ai lu aussi invariance et j’ai eu connaisssance de textes de C.C. Il me semble être plutôt en accord avec R.S dans son analyse, cependant je trouve certaines thèses universalistes séduisantes, il m’est impossible de les faire personnellement "fusioner", j’oscille, et c’est un peu saôulant.
                                Denis PSL


                                • > Meeting, une abstraction communisatrice ?, Contre la censure, 12 octobre 2005

                                  Ce n’est certes pas la censure des propos des gens qui pensent les choses de la communisation autrement qui vous fera dialoguer. La censure du Calvaire n’aura prouvé que votre incapacité à lui répondre. C’est dommage car je pense sincèrement que malgré les divergences théoriques un débat aurait pu vous amener à faire autre chose que d’affirmer les dogmes técéistes sans les penser. Il existe peut-être un culte religieux autour de R.S.


  • Ceci pourrait être un compte rendu de l’assemblée rédactionnelle, Patlotch, 19 juin 2005

    Impressions, sommeil rêvant...

    Je n’avais pas découvert depuis trois mois la revue Meeting, et balancé quelques interventions plus ou moins pertinentes sur son site internet, que j’étais invité à participer à l’Assemblée rédactionnelle, dont le but était de sélectionner parmi les textes proposés (sur le site) ceux qui seraient publiés dans le n°2.

    Trois jours intensifs, près de chez moi (famille à gérer), autant dire que j’eusse préféré être marseillais. Mais bon, je me suis pointé le vendredi soir au lieu dit, une sorte d’appartement communautaire en banlieue parisienne, donnant toutes raisons de se sentir chez soi bien que nouveau venu. Au bout de trois jours, je ne savais toujours pas mettre un patronyme sur tous les visages rencontrés ; les pseudonymes ont une saveur de clandestinité sur-réaliste très efficace : depuis, je ne sais toujours pas qui est qui. Les jours suivants, ça se passit dans une sorte de squat dans Paris, sans que je susse quels étaient les liens des uns des autres avec ce lieu et ses occupants. Un beau lieu, avec encore de l’herbe, de la pierre et du vin, des toilettes dans la cour et des oiseaux chez eux.

    J’ai rien apporté, j’ai rien payé, j’ai bien mangé bien bu : la communisation, c’est génial ! Les activistes font la bouffe, les théoriciens la vaisselle, les femmes sont ailleurs, les poètes ne font rien, un privilège que Marx lui-même reconnut comme sacré...

    Après coup, finalement, un truc me gêne beaucoup : si on ne les a pas vus, vivre ensemble ces trois jours, défendre leurs idées, s’empoigner passionnément comme des français (ben oui !), s’engueuler sur des questions essentielles dont la revue ne saurait rendre compte... et in fine organiser une production collective qui n’a rien d’un bulletin de propagande, comment peut-on lire ces articles comme ayant la moindre prise sur une réalité particulière, la matière sociale dont malgré tout leur pouvoir de distanciation vivent ces individus prolétariens se percevant comme potentiellement révolutionnaires ?

    Je me dis qu’il y a quelque chose de très masculin à pouvoir élaborer les choses sans faire état de ce que l’on est soi. De ce point de vue ce ne sont pas les plus théoriciens qui dénotent le plus grand décalage. Mais une chose dont je ne doute pas, c’est le rapport avec la difficulté à ancrer la théorie dans une pratique sociale, entre autre sexuée.

    La prochaine assemblée rédactionnelle, je n’irai que si elle garantit la parité. Que les "auteurs" se débrouillent pour que le courant communisateur ne reproduise pas la même séparation que l’Eglise catholique et romaine, antérieure au capitalisme... et Dieu sait que je ne suis pas humaniste !

    (si j’aurais su, aurais-je venu ?)

    Patlotch, 19 juin


    • > Ceci pourrait être un compte rendu de l’assemblée rédactionnelle, J., 19 juin 2005

      Cher Patlotch,
      dans la mesure où une prochaine assemblée rédactionnelle peut avoir lieu pour faire un Meeting 3, nonobstant tes préférences lectorales técéistes, avec certainement -en grande partie- les mêmes participants masculins, faut-il que 50% d’entre eux changent de sexe ?


      • > Ceci pourrait être un compte rendu de l’assemblée rédactionnelle, Patlotch, 19 juin 2005

        nonobstant des préférences lectorales técéistes

        ce n’est pas exactement ça, mais la difficulté à absorber la critique de TC comme débouchant sur une cohérence théorique. Mais bon, je suis sans doute bouffé par un fantasme totalisant, hégélien... je peux reconnaître la pertinence des critiques sans que cela me libère du besoin de tenir le tout : j’ai besoin de ce tout pour trouver aux critiques une pertinence, mais elle n’est jamais que relative, dans la mesure où elle ne s’élabore ni comme théorie différente, ni comme davantage en prise sur une pratique sociale (ce qui n’est pas un reproche). Pour autant, je retiens comme pertinentes les questions posées par les non técéistes : en ce sens, je reconnais le besoin de Meeting comme carrefour d’expression de la problématique réelle du cycle actuel.

        S’il n’y avait que Théorie communiste, à mon niveau, je ne pourrais être qu’un propagandiste, un militant du supposé "courant communisateur". Ce que permet Meeting, c’est d’échapper à ce risque. Malgré tous ses défauts, son existence et sa substance donnent tort à ceux qui ont refusé l’Invite...

        faut-il que 50% d’entre eux changent de sexe ?

        non, pas du tout, je me sens très ’féminin’ dans tout ça, mais ce serait à Hélène d’organiser un référundum

        Comme disait Sartre, les femmes ont des problèmes d’intérieur, et des problèmes d’intérieur... en résumé, des problèmes d’organisation, c’est pourquoi elles sont, historiquement, immédiatement confrontées à leur échec : la femme, c’est l’essence du communisme, mais ça, Flora Tristan l’a dit avant Marx...

        En quoi la réalité sociologique de l’assemblée rédactionnelle traduit cette dimension de l’écart dans le courant communisateur. Un symptôme, pas une maladie inguérissable... C’est dans la communisation, le prolétariat s’abolissant comme classe, que la femme s’abolit comme ’genre’, catégorie de la gonflette post-moderne (dans le cycle de luttes actuels etc). En ce sens, il n’est toujours pas faux que "la femme est l’avenir de l’homme", mais pas comme combat séparé, comme condition et résultat de la lutte de classes : c’est un dépassement produit sur le plan sexuel ;-) C’est l’écart de la théorie et de la pratique, le coin à enfoncer... in fine un truc de désir (révolutionnaire) où l’on adopte un discours qui fait comme si les "conditions objectives" n’étaient pas réunies. Là où les "marxistes révolutionnaires" sont dans le viol, le courant communisateur est entre amour courtois et éjaculation précoce.

        Patlotch, 19 juin

        PS : on examinera en quoi les futurs participants masculins à l’assemblée pour le n°3 assument leur féminité, après quoi, la parité sexuelle sera écartée comme formalisme bourgeois


        • > Ceci pourrait être un compte rendu de l’assemblée rédactionnelle, J., 19 juin 2005

          non, pas du tout, je me sens très ’féminin’ dans tout ça, mais ce serait à Hélène d’organiser un référendum

          Comme disait Sartre, les femmes ont des problèmes d’intérieur, et des problèmes d’intérieur... en résumé, des problèmes d’organisation, c’est pourquoi elles sont, historiquement, immédiatement confrontées à leur échec : la femme, c’est l’essence du communisme, mais ça, Flora Tristan l’a dit avant Marx...

          Le non à ce référendum-là pourrait bien être le constat que nous sommes aujourd’hui confrontés à notre échec. Et ce constat serait immédiat, non ?


          • Détruire la Fonction publique du capital !, Patlotch, 19 juin 2005

            NON : faut laisser Hélène faire son référundum, mais en attendant, demain matin je retourne au chagrin, avec la ferme intention d’en faire le moins possible, pour le service public (du capital), mais avec la compensation de retrouver mes collègues de corvée, dont les moins syndiqués/ politisés ne sont pas les moins compréhensifs devant une logique de grève permanente du zèle... Après tout, plus les fonctionnaires sont productifs, moins ils justifient de créer des emplois... (c’est une passe entre "défense du service public" et critique communiste) : les meilleurs élèves sont les syndicalistes, et d’ailleurs tous leurs critères de promotions (bons éléments) sont communs avec l’Etat-patron. L’idéal du fonctionnaire "de gauche", c’est un idéal du mode de production capitaliste -qui structure le réformisme français, toutes tendances confondues- et c’est pourquoi l’alternative est une idéologie du fonctionnariat généralisé, qui renoue avec les concepts républicains pré-marxiens.

            Nous avons à montrer que l’Etat sert le capital, mais l’Etat c’est le fonctionnaire, quoi qu’il en pense : la preuve que le service public sert le capital, c’est le capital comme réalité sociale.

            Le paradoxe, c’est que la critique "libérale" est pertinente contre la bureaucratie, et c’est pourquoi le discours Raffarin-De Robien marque des points en prenant la gauche à contre-pied (l’alternative démocratique de gauche est un monstre, même du point de vue classique -aclassiste- de la philosophie politique... les "ouistes" n’ont pas dit plus de conneries que les "nonistes"). L’Etat français, aujourd’hui, est à la croisée du bolchévisme et de l’ultra-libéralisme (on n’a jamais atteint le seuil actuel de techno-bureaucratie, de bordel contre-productif, de pourrissement sur pied du welfare state, y compris avec des destructeurs conscients, moi, je n’ai rien contre ce pourrissement, je joue avec, parce qu’il est plus productif de contradictions que la cogestion même radicale, il s’agit de leur retourner leur cynisme dans la gueule, ça vaut ce que ça vaut...) : ce régime, y compris Sarkozy annoncé, n’est pas pire que dans son miroir, "Besancenot président social-démocrate libertaire" (Corcuff & Cie), parce que tous leurs présupposés sont communs, et, larvées, leurs méthodes de pouvoirs les mêmes : l’alternative citoyenne porte une contre-révolution stalino-démocratiste (le programmatisme est mort comme possibilité du communisme dans le cycle précédent, mais pas comme visée subjective, non-dite, du démocratisme -PCF et LCR servent ce fantasme, contre le spectre de la révolution).

            Même un homme peut comprendre ça. Grâce à la femme, il comprend plus vite !


          • > Ceci pourrait être un compte rendu de l’assemblée rédactionnelle, Calvaire, 22 juin 2005

            J’ai dit un jour que le discours Meeting était propre au milieu masculin blanc hétérosexuel négligeant totalement les luttes contre le patriarcat, le racisme, le colonialisme, l’hétérosexisme etc. au profit de la sacro-sainte contradiction entre le prolétariat et le Capital. Je ne serais pas étonné à votre place qu’il n’y ait pas de femmes entre autres qui participent plus à la revue. Vous pourriez si vous en avez la volonté questionner le fond de votre discours théorique qui ne reconnaît pas vraiment comme une lutte importante la lutte contre le patriarcat indépendamment de la relation que le patriarcat entretient avec le capitalisme. Le patriarcat existait bien avant le capitalisme et existera bien après si les prochaines révolutions se font sur les bases qui sont les vôtres.


    • > Ceci pourrait être un compte rendu de l’assemblée rédactionnelle, R.S., 23 juin 2005

      Il n’y avait pas de femmes au trois jours de réunion de l’assemblée rédactionnelle de Meeting, pourtant, comme le raconte Patloch, la "bouffe" a été faite (bonne) ainsi que la vaiselle (sans traces, rincée, essuyée). Le male patriarco-hétéro-fasco occidental est peut-être l’avenir de la femme. Moi mon avenir.....
      R.S.


      • > Ceci pourrait être un compte rendu de l’assemblée rédactionnelle, Hélène, 26 juin 2005

        Bonjour,
        Il faut bien que je me mêle de ces échanges entre hommes à propos de leurs rapports avec les femmes,non ?Alors c’est officiellement que j’écris :

        _la parité,je m’en fous la domination existe aussi chez les femmes,mon "expérience professionnelle"me le fait vivre depuis un moment.L’exploitation existe entre personnes du même "genre"-nouvelle langue pour ne plus dire sexe !-et les problèmes de vaisselle, je m’en fous encore plus !!C’est pas nouveau ,"on"parle des femmes et "on" en revient à parler de fonctions....y’en a marre !

        - En revanche,lorsque je le lis la phrase de Patlotch sur les "marxistes révolutionnaires" et sur le courant communisateur je suis attérée de voir qu’aujourd’hui encore lorsque "la" femme "débarque" l’évocation du cul est de retour.

        - Si il y a si peu de femmes dans le politique (et d’abord j’en suis pas si sûre finalement) disons le politique qui s’écrit ou s’affiche,c’est qu’il faut bien se coltiner le quotidien .

        - De la perfection:aujourd’hui la perfection c’est le privilège des dominants-être bon en tout,bon père, bon collaborateur au boulot et pourquoi pas bon communisateur et bon amant dans un kit à emporter !La bougeoisie a encore de bons plans à nous fourguer.
        .

        - J’ai déjà fait part à Meeting(courrier postal)de mon souci quant aux individus immédiatement sociaux et leurs rapports hommes/femmes dans le communisme mais je me dis après plusieurs semaines de débats sur ce site qu’il faudra bien que je m’y mette aussi à trouver un angle d’attaque pour parler un
        peu sérieusement des femmes exploitées et humiliées.

        Avec la chair le sang et le cœur.
        Hélène


        • "Angle d’attaque" : classe, sexe, genre etc., Patlotch, 27 juin 2005

          En revanche,lorsque je le lis la phrase de Patlotch sur les "marxistes révolutionnaires" et sur le courant communisateur je suis attérée de voir qu’aujourd’hui encore lorsque "la" femme "débarque" l’évocation du cul est de retour.

          Quant au « viol » de leurs troupes par les "marxistes révolutionnaires", je persiste avec cette métaphore de l’objectivisme militant (et religieusement voilé). L’« amour courtois », ce serait le théoricisme, l’« éjaculation précoce » l’immédiatisme... ça vaut ce que ça vaut et ça ne prétendait pas plus.

          Mon intervention était certes connotée et polysémique, mais bon, que chacun commence à se reconnaître comme prolétaire dans le/face au capital... pour le reste, la différence entre un homme et une femme n’en sera pas moins sexuée, et non orthographiquement engendrée pour une hypothétique parité.

          Mais bon, j’attends de voir ton « angle d’attaque » relativement aux « femmes humiliées et exploitées »,... en subsomption réelle ;-)

          Patlotch


  • > Compte rendu de la seconde assemblée rédactionnelle de Meeting, R.S., 26 juin 2005

    Juste un point à propos de ce compte rendu. Je pense qu’il est utile de préciser que la revue Aufheben n’était pas "representée". Trois personnes participant à cette revue étaient présentes, c’est pas exactement pareil et cela n’engageait pas le groupe d’Aufheben en tant que tel.
    R.S.