Un "Meeting Permanent" ! Sans Blague ? - F.D.

lundi, 19 juillet 2004

En novembre dernier, j’ai répondu à l’Invite en posant une question : peut-on vraiment parler de courant communisateur ? Ne construit-on pas ainsi un sujet révolutionnaire ad hoc, pour les besoins du « grand » meeting radical qu’on rêve d’organiser ? Mais puisque ma question a été jugée non pertinente ou qu’on y a répondu de manière normande, je vais aggraver encore un peu mon cas en jouant une fois de plus le rôle du sceptique.
Ce qui me gêne dans la pratique du collectif - et ceci en fait depuis la réunion foireuse de novembre 01, même si ça n’est devenu évident qu’à partir de l’Invite, deux ans plus tard - c’est le « faire comme si  ». Comme si la nécessité d’explorer dès maintenant les voies de la communisation impliquait de poser l’existence actuelle d’un courant communisateur. Comme si la seule discussion théorique interne au micro-milieu formé autour de T.C. pouvait faire avancer beaucoup le débat, en l’absence d’un changement théoricien dans le cours des luttes. Et finalement, puisque nous ne sommes toujours pas sortis de l’après-1995 et qu’il faut ou faudrait « exister politiquement » face au démocratisme radical et à sa dénonciation comme néo-réformisme citoyenniste, comme si nous étions déjà en meeting permanent.
Pour avancer tout de même un peu dans la discussion, il faut introduire une distinction. Il existe sans conteste une problématique de la communisation, qui s’est élaborée depuis une dizaine d’années dans la double critique du démocratisme radical et de sa dénonciation anti-citoyenniste. Cette critique a été menée dans T.C. par des gens qui avaient d’abord rompu avec la problématique programmatique du « vieux mouvement ouvrier », et elle a eu un petit écho auprès de gens qui commençaient à comprendre les limites de l’anti-citoyennisme - le collectif Senonevero / Meeting étant le produit toujours en crise de leur rencontre. Il n’existe par contre pas de courant favorable à la communisation. Un courant politique polarisant toutes les pratiques et théories anti-capitalistes sur la problématique de la communisation ne pourrait en effet se former que dans un durcissement de la lutte des classes, qui rendrait plus difficile le travail « citoyen » de fixation des luttes sur leurs limites et rendrait hors sujet la simple dénonciation activiste-immédiatiste du « citoyennisme ».
Voyons maintenant comment a été reçue ma réponse à l’Invite, en commençant par le texte de Denis, Trois thèses sur la communisation.

Une question actuelle

Dans la première de ses thèses, « la communisation est une question actuelle », Denis assimile ma critique à un pur refus de la discussion ou, dit poliment, à un « arrêt au seuil de la question ». L’humanité ne se posant que des problèmes qu’elle peut résoudre, la communisation serait pour moi « le problème du moment de la révolution, pas de maintenant ».
C’est une affirmation absurde, puisque si telle était ma démarche, je n’aurais même pas eu l’occasion de le rencontrer dans le collectif. Je ferais ma vie, en attendant le Grand Soir ou sans plus l’attendre, mais en tout cas sans me prendre la tête avec la théorie. C’est aussi et surtout une mauvaise compréhension de ce que j’ai dit, puisque la révolution est pour moi un dépassement produit dans le cours actuel des luttes, même s’il ne peut y avoir aucune transcroissance des luttes actuelles à l’abolition du capital, c’est-à-dire même si le dépassement révolutionnaire est finalement médié par la crise économique, dans et contre laquelle il se produit.
Il s’agit donc d’analyser concrètement les luttes concrètes, de saisir pourquoi et comment les luttes du prolétariat travaillent la contradiction capital / prolétariat dont elles sont la manifestation et, par là même, notre compréhension du contenu et des formes du dépassement communisateur. Dans cette perspective, au-delà de la critique fondatrice du programmatisme et de l’analyse non moins importante de la restructuration et du nouveau cycle de luttes, la rupture théorique opérée par T.C. se résume pour moi en deux thèses. 1) Quand être en contradiction avec le capital devient pour le prolétariat être en contradiction avec sa propre condition de classe, la révolution devient abolition sans transition du capital, immédiateté du communisme. 2) Cette immédiateté n’est pourtant pas un immédiatisme, le dépassement communisateur est à produire, il n’est pas un processus interne à la classe, mais son conflit actuel avec le capital ; donc il n’y a pas plus d’aire de la communisation à construire que de programme prolétarien à réaliser.
Car la conception posant la communisation comme s’effectuant à partir d’une aire spécifique dans la lutte des classes est immédiatiste. Elle suppose que le dépassement communisateur n’est pas à produire ou qu’il « existe » déjà en idée. Ainsi Denis présente le concept de communisation comme « donnant chair à une vision de la révolution » (c’est moi qui souligne). Là où il y a de la chair, il y a de l’esprit ; et Denis part d’un Sujet absolu, l’Homme total ou l’Individu réconcilié avec le Genre. Ce Sujet se présuppose dans l’expérience immédiate de la conscience aliénée, ce qui amène Denis à développer une théorie de la révolte immédiate et totale contre l’aliénation, Il est ainsi forcé d’absolutiser le mouvement, c’est-à-dire de supposer la communisation toujours possible. En d’autres termes, il est forcé de dissoudre le processus réel de la communisation dans un mouvement communisateur idéal, où la théorie n’est que le « retour réflexif » du mouvement - c’est-à-dire du Sujet-Homme - sur lui-même et les pratiques, « le débouché au besoin du communisme ». Les luttes se partagent alors entre celles auxquelles participent les « prolétaires communisateurs » et celles où « les pratiques communisatrices sont absentes ou embryonnaires ».
Ce partage ne fait que réfléchir la dualité aire de la communisation / lutte des classes. Que les luttes du prolétariat apparaissent désormais à des prolétaires qui se vivent comme déjà au-delà du capital et de ses classes comme « des luttes au cours desquelles les pratiques communisatrices sont absentes ou embryonnaires » prouve que le schéma programmatique masses / avant-garde ne peut plus fonctionner, mais aussi qu’il en reste quelque chose. Il en sera ainsi tant que se reproduira la séparation constitutive du ghetto où la simple résistance collective au capital se promeut comme la révolution en marche et donc comme un mode de vie. Pour Denis, le processus révolutionnaire demeure donc interne à la classe, et spécialement à cette « aire » où se concentrent les « prolétaires communisateurs ». Il s’agit pour lui de former des bases de plus en plus larges pour la longue marche idéale par laquelle le prolétariat doit se dégager du capital. Il ne s’agit pas encore d’analyser le cours effectif de l’exploitation et des luttes, de montrer par exemple pourquoi et comment le mouvement des chômeurs se dissout au début 98 dans l’alternative ni pourquoi et comment l’intersubjectivité des grévistes produit en juin 03 l’objectivité de la « sortie de grève ».
En même temps, cette scission fictive dans la lutte des classes établit une sorte de hiérarchie fantasmatique entre les purs et les impurs. En effet, pour Denis, les luttes auxquelles participent les « prolétaires communisateurs » ne sont pas plus susceptibles de provoquer leur dépassement que celles d’où la communisation et les communisateurs sont absents, mais valent tout de même un peu mieux. Si le communisme est un « besoin immédiat », « sans médiation mais aussi non différé », s’enracinant dans des « idées effectives, qui ont un prolongement pratique et sont elles-mêmes le prolongement d’une pratique », alors tout ce qui ne s’inscrit pas dans la satisfaction immédiate de ce besoin immédiat est forcément impur. Dans cette pratique indéterminée, on reconnaît la Pratique par excellence, c’est-à-dire celle de « l’aire qui pose la question de la communisation au sein de la lutte des classes ». En clair : non plus l’illégalisme d’avant 1914 ou l’anarchisme de 1936-1937 ou l’autonomie des années 1970 - tous ces mouvements posant une alternative communiste ou communiste libertaire - mais encore et toujours un « en dehors » de « leur » monde pourri : les squats, le mouvement d’action directe, et tout le tremblement. Nous ne sommes donc pas sortis du ghetto subversif : il n’y a plus d’avant-garde, mais il y a toujours des purs.
Bien sûr les squats, le mouvement d’action directe, et les théories de leurs pratiques font partie de la lutte de classe du prolétariat. Mais ces pratiques et ces théories ne constituent en aucune façon une aire spécifique où se poserait spécifiquement la question de la communisation. Tout au plus peut-on dire que, dans ce milieu concentrant les chômeurs plus ou moins volontaires et développant des pratiques posant la révolution comme mode de vie subversif, dans ce milieu se voulant « en marge » ou « en sécession » du processus de valorisation du capital et de la recomposition démocratique radicale de la gauche, « l’urgence » de la communisation est ressentie plus fort que dans l’ensemble de la classe. Mais c’est justement parce que la production de la révolution est une activité - et une activité non pas des seuls professionnels de la subversion, non pas même du seul prolétariat, mais des deux grandes classes de la société capitaliste - que « l’urgence » peut apparaître peu à peu comme une fausse position du problème et que le communisme existentiel peut commencer à se dépasser en une compréhension plus historique du processus révolutionnaire.
Par conséquent, la communisation est certes une question actuelle, mais cette question n’est pas correctement posée lorsqu’on hypostasie le ghetto subversif en « aire de la communisation », et ceci même si l’on s’abstient d’ériger « l’urgence » en principe d’action et si l’on produit ainsi un immédiatisme paradoxal tout à fait impraticable.

Un courant virtuel

Avec le texte de B. Lyon, Sur le courant communisateur 2, la question de la validité du concept de courant communisateur n’est plus écartée comme non pertinente. Mais le désir de se constituer en force théorico-politique face au démocratisme radical prend forme dans une conception très volontariste de l’organisation.
Je partage largement son analyse de la situation actuelle. Le démocratisme radical ou l’altermondialisme est enraciné dans le rapport d’exploitation restructuré, donc il n’y a pas de juste ligne révolutionnaire à opposer à la fausse ligne réformiste. Être en contradiction avec le capital est désormais pour le prolétariat être en contradiction avec sa propre condition de classe : d’où l’intersubjectivité des prolétaires en lutte et l’irréductibilité de cette intersubjectivité à l’ancienne autonomie ouvrière. Poser le dépassement communisateur n’est pas encore le produire, et cette disjonction entre le dépassement visé et le dépassement produit rend la promotion du communisme, voire de la communisation, inévitable.
Mais quand on a posé en principe que le courant communisateur n’est ni un parti en formation ni une anticipation alternative du communisme, on n’a toujours pas répondu à une question non posée mais qui pourtant se pose : qu’est-ce qui fait exister ce courant postulé ? Est-ce « l’approfondissement de l’intersubjectivité de la lutte pour la lutte » - c’est-à-dire le développement des grèves, des émeutes, etc - ou « notre action » - c’est-à-dire l’action spécifique des partisans de la communisation, le travail théorique et organisationnel ? On peut évidemment répondre que les deux vont de pair, mais c’est une pétition de principe. Les rythmes de la lutte des classes et de la polémique interne au micro-milieu favorable à la communisation ne sont pas a priori coordonnés. Et si l’on dit que « notre action » va au-devant de « l’approfondissement », fait-on pour autant exister « une conception où crise et production du dépassement sont intriquées » ? Je veux dire : au-delà de notre minuscule « réseau ».
C’est pourquoi la réponse de B. Lyon à ma question est normande. L’autonomisation relative de l’activité de bilan des luttes et d’analyse de leur sens engendre une surestimation volontariste des pouvoirs de la théorie, au sens courant du terme. On est coincé entre le besoin de sortir de la clandestinité et l’impossibilité d’en sortir seulement et même d’abord par « notre action ». D’où l’aporie du courant qui n’est pas un courant, parce qu’il lui manque encore la « conscience de lui-même » et la compréhension de la communisation comme « action du prolétariat abolissant les classes ». Comme si ce « manque » de conscience n’était pas en réalité un « manque » d’être ! Et comme si la simple désignation des adversaires à combattre - d’ailleurs tout à fait juste - pouvait faire passer le courant virtuel du non-être à l’être !
La conclusion de B. Lyon - « il faut que l’altermondialisme ne soit pas hégémonique, il faut que, toujours, existe la critique révolutionnaire des solutions démocratiques » - apparaît ainsi comme à la fois juste et déphasée. Juste, car bien que la restructuration du rapport d’exploitation soit pour l’essentiel terminée, il y a toujours pour la classe capitaliste des « rigidités » à détruire ou réduire, ce qui signifie que la restructuration - donc l’offensive contre le prolétariat - n’est jamais achevée. Déphasée, car si le cours des luttes et du capital doit être « encore long avant que le dépassement se produise », l’appel à faire exister la critique révolutionnaire ne peut accélérer « l’approfondissement de l’intersubjectivité de la lutte pour la lutte ».

La promotion de la rencontre

Dans le prolongement de cette analyse de ce qu’est ou plutôt doit être un courant favorable à la communisation, B. Lyon précise dans un petit texte ce qu’est ou veut être la revue, Un meeting permanent.
Je suis bien d’accord avec lui sur ce point décisif : « l’auto-analyse des luttes se fonde sur la participation aux luttes », qui sont théoriciennes, en ce sens que « ce sont elles qui posent les problématiques théoriques ». Mais pourquoi la reconnaissance du caractère théoricien des luttes prend-elle aujourd’hui dans le collectif la forme d’une promotion de la rencontre, avec une insistance quasi démocratique sur le « mode de fonctionnement très collectif et très ouvert » de la revue ? Pourquoi, tout en reconnaissant qu’une revue comme Meeting ne peut pas avoir une large diffusion, B. Lyon affirme-t-il qu’elle pourrait tout de même « fournir la matière de tracts, d’affiches, de thèmes de réunion » ? Et pourquoi enfin va-t-il jusqu’à lancer la formule magique de « meeting permanent » ?
Au-delà de la disjonction signalée entre le dépassement visé et le dépassement produit, l’explication est à chercher dans la situation particulière qui est celle du collectif Senonevero / Meeting. Dans ce collectif, ce sont en effet les gens de T.C. qui polarisent la discussion, qu’on reprenne ou critique leurs analyses. Les gens de T.C avec tout leur travail théorique actuel de critique du démocratisme radical et de sa dénonciation anticitoyenniste comme avec tout leur travail théorique passé de critique du programme ouvrier. Or ces « fondamentalistes » restés longtemps très isolés sont aussi désireux de ne pas perdre les quelques contacts qu’ils ont développés avec des camarades mieux insérés dans le milieu que ces derniers de ne pas perdre la stimulation permanente d’une théorie qui tient la route. La tentation est donc très forte - et B. Lyon y succombe - de chercher dans une fantasmatique ouverture à tout ce qui résiste la solution à la crise continue du collectif.
Mais le seul meeting permanent, c’est la révolution. Et la tâche actuelle des partisans de la communisation n’est pas d’organiser le mouvement communisateur ni même de se former en courant politique face au démocratisme radical, mais de préparer leur sortie de la « clandestinité ». La production dans et par les luttes d’une organisation révolutionnaire n’a rien à voir avec un travail volontariste de « mise en réseau » des groupes susceptibles d’être « preneurs » de la problématique de la communisation.

François
Juin 2004

Commentaires :

  • > Un "Meeting Permanent" ! Sans Blague ? , Calvaire, 26 août 2004

    En bref, si je comprends bien, le camarade F.D. voudrait faire sortir son théoricisme sans luttes et sans enraciment actif en dehors de la clandestinité (théorie qui théorise sur la théorie qui..., apologie de la critique de la critique de la critique...) ? La révolution ne semble pas naître pour lui d’une mise en mouvement social ? Toute cette mise en mouvement actuelle est bien critiquable entre autres dans l’altermondialisme comme citoyennisme moins ou plus radical, mais sans un mouvement qui s’autoorganise, qui s’enracine dans différentes luttes (malgré leurs limites qu’il nous faut critiquer certainement), qui produit sa propre théorie mais aussi ses propres pratiques, comment penser le possible avènement de la révolution comme production du communisme ? Est-ce en théorisant dans nos salons et puis sur la scène publique (pour sortir de la clandestinité) que la révolution se produira ?


    • > Un "Meeting Permanent" ! Sans Blague ? , , 18 septembre 2004

      "Toute cette mise en mouvement actuelle est bien critiquable entre autres dans l’altermondialisme comme citoyennisme moins ou plus radical, mais sans un mouvement qui s’autoorganise, qui s’enracine dans différentes luttes (malgré leurs limites qu’il nous faut critiquer certainement), qui produit sa propre théorie mais aussi ses propres pratiques, comment penser le possible avènement de la révolution comme production du communisme ?"

      Reste là toute la question de l’organisation ....

      Peut-être qu’une des solutions est aussi de se tourner vers les formes non-organisées que la lutte de classe prolétarienne a pris ces dernières années (sabotage, absentéisme, grève du zèle, braquage, etc...) et qui -si elles ne sont pas consciemment politique- ne relèvent pas du démocratisme radical et son le produit plus ou moins spontané du prolétariat


      • > Un "Meeting Permanent" ! Sans Blague ? , Calvaire, 19 septembre 2004

        Je suis d’accord, c’est complémentaire selon moi. Reste aussi par contre la question de l’existence ou non, révolutionnaire ou non, du prolétariat comme classe-sujet révolutionnaire... Mais ces actes organisés et/ou spontanés prolétariens ou non que tu nommes portent aussi la destruction du monde, ses nécessités et nos désirs... À venir : destruction créatrice, communisation...


      • > Un "Meeting Permanent" ! Sans Blague ? , jef, 20 septembre 2004

        je demande solennellement s’il y a encore moyen de sortir du clivage spontanéité-organisation, si on est dans guérin ou luxemburg en 1905, ou en 2004, s’il faut encore camper sur des positions unilatérales pareilles, comme si quoi que ce soit dans l’émeute était spontané, au sens de naturel, comme si quoi que ce soit dans le moment organisationnel était autre chose que pure spontanéité, bien que spontanéité entièrment éduquée et cultivée s’entend. l’opéra"isme n’a pas fait que cracher par terre tout de m^eme. je demande enfin si les meneurs de la communisation théorique sont bien au-delà de toute cette antique affaire - j’ai cru comprendre que oui, mais m’inquiète quand m^eme et demande confirmation.


        • > Un "Meeting Permanent" ! Sans Blague ? , Calvaire, 20 septembre 2004

          Il n’y a pas pour moi, sauf illusions théoricistes absolument déterministes ou spontanéistes, clivage important entre organisation et spontanéité. Nous vivons et luttons tout à la fois dans la vie quotidienne et l’ancrage sociohistorique sur la base même des conflictualités dialectiques politiques. Ce qui fait que nous sommes toujours à la fois dans les perspectives de la spontanéité du vécu, de l’histoire, de l’organisation et de la lutte générale. Mais entre autres l’organisation est nécessaire dans le cours d’une histoire ce qui contredit la perspective de l’organisation rigide et permanente qui nie l’histoire comme mouvement de transformation, dialectique historique, matérialisme historique...